
Si vous pensiez que les bonbons du Moyen-Âge étaient ennuyeux, détrompez-vous ! Le suce-miel, c’est un peu l’ancêtre badass des confiseries modernes. À une époque où le sucre était aussi rare qu’un réseau Wi-Fi en pleine forêt, les gourmands devaient se contenter de miel. Et hop, naissance du suce-miel ! 😎
Imaginez une petite barre de miel, bien coincée entre deux papiers pliés en accordéon. Pas besoin de mastication : on le réchauffe dans la main, on le porte à la bouche et on patiente en le laissant fondre doucement. Les enfants du Moyen-Âge en raffolaient à Noël, parce que bon, Haribo n’étaient pas encore de la partie.
Mais attention, le suce-miel est aussi capricieux qu’un personnage de Pagnol ! Un coup de mistral ? Il devient cassant comme du verre. Un peu d’humidité ? Il se ramollit plus vite qu’un chamallow sur un feu de camp. Bref, c’est une confiserie avec du caractère !
La recette secrète (enfin, plus vraiment)
La fabrication du suce-miel est un véritable art. Dans un chaudron en inox (parce qu’on a modernisé un peu), on fait cuire du miel (de lavande de préférence, parce qu’on est en Provence), qu’on mélange avec du sucre et du glucose. Après une heure de cuisson, il prend une belle couleur ambrée. Puis, il est refroidi sur du marbre et étiré sur un crochet, un peu comme un chewing-gum géant, jusqu’à obtenir une teinte blanc crème nacrée (l’oxygène entrant dans la pâte, la blanchit naturellement). Pas besoin de stabilisateur ni de conservateurs : c’est du 100 % pur miel, zéro triche !Allauch, le repaire des suce-miels
C’est dans la jolie ville d’Allauch que cette friandise a gardé toute sa noblesse. Plusieurs confiseurs y perpétuent la tradition, notamment « Le Moulin Bleu », véritable temple du suce-miel. D’ailleurs, d’autres artisans, comme « Le Royaume des Abeilles », suivent le mouvement avec ferveur.Le Moulin Bleu : plus qu’une confiserie, un monument !
L’histoire du Moulin Bleu (voir mes photos en fin d'article) remonte à 1834, et à l’époque, on y faisait déjà des suce-miels, mais aussi des chiques et du nougat (autres stars provençales du grignotage sucré). En 1932, Francis Eymery reprend les rênes et développe la biscuiterie qui est devenue aujourd’hui une véritable institution.La chique est identique au suce-miel, mais elle diffère par sa présentation sous forme de bonbon. Un nom en l'honneur de sa texture en bouche qui rappelle le geste de chiquer.
Une autre célébrité locale qui fait fondre les cœurs (et les dents) à Allauch : le nougat ! Qu'il soit noir comme un secret bien gardé ou blanc comme un mensonge innocent, il n’a pas froid aux amandes et ose défier son cousin de Montélimar sur les étals des Bouches-du-Rhône. Un vrai combat de douceur !
En plus des chaudrons en cuivre qui mijotent encore les recettes ancestrales, le Moulin Bleu est un véritable spot touristique ! Imaginez une déco vintage provençale, un salon de thé cosy, des biscuits à tomber et des suce-miels à volonté... Un vrai paradis pour les gourmands en quête d’authenticité.
Alors, si vous passez par Allauch, laissez-vous tenter par cette douceur d’antan. Parce que finalement, le suce-miel, c’est un peu le bonbon d’un autre temps… mais qui a toujours la classe ! 👍
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Le Moulin Bleu
7 cours du 11 novembre, Allauch
👉 www.au-moulin-bleu.com/
👉 Facebook du Moulin Bleu
Le Moulin Bleu
7 cours du 11 novembre, Allauch
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Greg - 26 février 2025