
Jadis, le carnaval, c’était le gros délire des trois jours avant le Mercredi des Cendres : dimanche, lundi, mardi, alias les "3 jours gras" – parce que, soyons honnêtes, on se gavait comme des oies avant de jouer les saints pendant le Carême. Mais bon, avec le temps, la vibe religieuse a pris la tangente. Maintenant, on décale ça à mi-février dans les bleds du coin, histoire de coller à un week-end férié, d’éviter de se geler les miches début février ou de faire trop "lendemain de Noël". Du coup, bim, on appelle ça le carnaval de mi-carême – logique implacable, non ? 😎
Malgré ce décalage, la tradition du Caramentran est restée en Provence. Car étymologiquement, il s’agit bien d’une allusion aux 3 jours gras avant le Carême ou « Carême-entrant ».
Une tradition que l’on retrouve dans toute l’Occitanie sous d’autres noms : Monsieur Carnaval, Petassou ou Paillasse. Bref, appelle-le comme tu veux, c’est toujours le même gus – un mannequin géant qui se la joue star des rues avant de finir en barbecue géant sur la place du village. Même topo à Nice, où le Roi Carnaval crame en beauté pour clore la fête. Glamour jusqu’au bout, quoi.
Mais attends, c’est pas juste un plan "allumez le feu" pour le LOL. Le Caramentran, c’est le roi des boucs émissaires. On lui colle sur le dos tout le drama de l’année passée : épidémies, récoltes pourries, gel qui te ruine les vignes, sécheresse qui te grille les oliviers… Sans oublier nos petits péchés perso qu’on balance dans les flammes pour se donner bonne conscience.
Et le meilleur ? Juste avant de le cramer, on lui fait un faux procès bien bidon. Un avocat bidonnant se pointe avec des arguments en carton – genre "Mais non, c’est pas sa faute si la pluie a tout noyé, il voulait juste arroser ses plantes !" – histoire de faire marrer la foule. Un petit coucou aux justices bien truquées d’autrefois… ou d’aujourd’hui, selon ton degré de cynisme. Clin d’œil, clin d’œil ! 👍
Greg - 20 février 2024